Si Musset me voyait
relisant patiemment
son chant du mois de mars
en doux octosyllabes...
relisant patiemment
son chant du mois de mars
en doux octosyllabes...
Il me verrait blanchi
par l'absence de rimes
et mon goût prononcé
pour les vers d'art mineur.
Mais nous partagerions
un même goût discret
pour ce printemps qui vient
sous le vent du midi.
Comme lui en son temps,
j'attends le rossignol
et les fruits du pêcher
dont les bourgeons éclosent.
Caprices de Marianne,
douceur de mes lectures.
Quand mon printemps n'est plus,
voilà qu'il ressurgit.