C’est un bouquet de fleurs
qui a longtemps séché
contre les poutres sombres
de notre bon café.
Il a pris les senteurs
des civets qui mijotent
et les éclats de voix
des habitués heureux.
Semaines de silence
en haut du brouhaha...
Et voici que des muses
le tirent ici-bas.
Il connaîtra bientôt
d’autres fleurs de Palau.
Des amours de ruisseau
et le vent de la plaine.