Entre deux pierres, à l’ombre,
un recoin de fraîcheur
où tu glisses les doigts.
Repos inattendu
d’un jeudi de juillet
qui semble interminable.
Entre deux pierres, à l’ombre,
quelques mots d’un poète
avide de fraîcheur.
un blog au fil de l'eau
Entre deux pierres, à l’ombre,
un recoin de fraîcheur
où tu glisses les doigts.
Repos inattendu
d’un jeudi de juillet
qui semble interminable.
Entre deux pierres, à l’ombre,
quelques mots d’un poète
avide de fraîcheur.
Que serait ma main gauche
sans le livre qu’elle tient ?
Elle qui ne sait écrire
et ne sait que rêver.
Sur les pages écrites,
elle invente des vers
pour remplir l’interligne
que laisse le désir.
Le désir de ta main,
celle qui ouvre les portes
et guide les pensées
que transcrit ma main droite.
La platja dels meus passos
o de les meves passes.
Els grans de sorra tèbia
entre els dits del peu dret.
Quan no hi sigui veuràs,
d’entre la pols mundana,
sortir aquests granets
com records del meu cos.
El cistell compartit
de viandes i de carn,
amb els llavis besats
al fil de mitjanit.
Sous-tasse de faïence
et tasse qui embaume,
le café est brûlant
qui unit les amis.
On le porte à la bouche
entre deux expressions.
La liberté est riche
dans cet estaminet
où je revis parfois
le bonheur de l’enfance
quand j’y allais petit
au bras de ma maman.
Je te donne ma voix,
ma voix qui fait silence
pour mieux t’accompagner
dans la nuit sans histoire,
dans la nuit des soucis,
ou de l’obscurité,
quand l’intense chaleur
fait taire tous tes rêves.
Je te donne ma voix,
puis je rentre en moi-même,
traçant sur le papier
les mots que je tairai.
Papé était marchand.
Un vrai marchand de sable.
De sable de rivière,
tout près de l’embouchure.
Sable du quotidien,
sable des bâtiments.
L’ingrédient essentiel
du liant des parpaings.
Mais il rêvait d’un sable
un peu plus épicé.
Le sable de la côte
tout gorgé de soleil.
Alors il s’asseyait
sur son pliant de toile
et regardait la mer
où se baignait son sable.
Le sable de ses rêves
qui regardait l’Orient,
s’imprégnant des odeurs
des caravansérails.
Laisse-moi deviner
les mots que tu retiens.
Les mots que tu susurres
quand le sommeil t’appelle
et te veut pour lui seul,
sans rien te demander,
avide, monstrueux,
sans égard pour tes mots.
Laisse-moi inventer
les mots que tu recherches
et que je glisserai
au creux de ton oreille.
Ce qu’on ne peut dire,
il faut le taire.
Wittgenstein
J’aime tendre ma corde
entre lettres et sons,
le cœur et la raison.
Et voici que ma corde
invente des sens neufs
en vibrant doucement.
Et qui entend ma corde
se joint à mon effort,
sans craindre de chuter.
Car les amants des mots
lèvent les yeux au ciel
pour gagner les étoiles.
La largeur d’une rue,
la largeur de ta rue,
est la juste mesure
entre réel et rêve.
Les fenêtres fermées
sur le repas qui cuit
et la terrasse ombreuse
qui attend le passant.
La rue est ce cours d’eau
qu’on passe en sifflotant,
en pensant aux deux rives
qui encadrent notre vie.
La largeur d’une rue,
la largeur de ta rue,
c’est juste ton sourire
qui joue à chat perché.
Han tancat temporada
els Nin's de Palau XIII
un bon matí d’estiu
a l’estadi estimat.
Aviat faran vacances
i jugaran als parcs,
fent paret vertical
i d’altres jocs d’infants.
I tornaran ben prest,
a finals de l’agost,
per jugar novament
i entrenar plegats.
No trobaràs la mar,la mar fa temps que va fugir.Maria del Mar Bonet
© Patrick Bieuvelet
La trobada al jardí
de dos amants poetes,
a finals de la tarda,
a l’ombra del fullam.
Una conversa breu
amb uns esquards callats.
La força de l’amor
caminant per la grava.
Un comiat al jardí
per un parell d’horetes.
La desesperació
no serà pas per ara...