a finals de la tarda,
tots d’esquena a la joia
recent inaugurada.
Artistes, professors,
amants de belles arts,
units per un somriure
nascut de l’ample mar.
Estan obrint l’estiu
de fang i de colors,
de versos compassats
en una o dues llengües.
un blog au fil de l'eau
Les pleins, les déliés
et la main de Maia
retrouvant une langue.
Sous la photo la plage.
Dansent les majuscules,
coquillages pointus,
parmi les minuscules.
Sous la photo la plage.
La belle signature
qui ignore le mètre
pour embrasser le cœur.
Sous la photo la plage.
© Maia Flore
Parle-moi de ces ombres
qui ont peuplé ta vie
ou qui la peuplent encore
quand la nuit te ravit.
Confie-moi leur sourire
et le grain de leur voix,
les chansons écoutées
et les peintures vues.
Parle-moi de la vie
que les ombres portaient
et qui ont fait un peu
de celle que tu es.
Yo no digo mi canción
sino a quien conmigo va.
Romance del Conde Arnaldos
Demana’m una cosa
que no et pugui donar…
Dona’m d’aquesta lluna
la llum crepuscular.
Jo te la puc cantar
amb el seu brill de plata
mes no la puc tenir
ni te la puc donar.
Et demano l’alè
dels besos impossibles,
quan voreges el mar
pensant en el passat.
Te’l donaré d’un bes
si deixes la rutina
dels deures de la vida
i cantes ma cançó…
J’aime quand la nature,
un brin abandonnée,
perce le pavement
pour regagner sa place.
Et en lieu du coussin
qui attend les convives,
se dresse impunément
une tige vert clair.
J’aime voir la nature
réinventer les champs
et menacer ma place
pour regagner sa vie.
Que cette terre est belle.Maryse Bourret
Un beau calendrier,
sans chiffres ni journées.
Un tapis de nature
pour rythmer notre vie.
Un parterre de fleurs,
sauvages ou bien sages.
En bosquets ou bouquets
pour apprendre à rêver.
Avec des rudérales,
se frayant un passage
dans l’austère béton
ou sur l’asphalte tendre.
Nos vies sont des chemins
où poussent mille fleurs.
Des baisers échangés
au départ de ce monde.
À C. B-G
A la Rosa i a l’Armand
Els dits són les deu busques
d’un rellotge de mans.
D’un rellotge d’amor
que roda per la vida.
Han après a comptar
les busques de les mans.
I vet aquí que ensenyen
els gestos quotidians.
Els dits són les deus busques
que busquen sens trobar
el sentit de la vida
que encarnen sens cessar.
À M.G et à sa famille
Aux natifs de l’été
et de son premier jour,
quelques mots de lumière
qui naissent de la nuit.
Je pense à vos parents
célébrant le solstice
par un regard nouveau
posé sur le berceau.
Aux natifs de l’été,
l’hommage de nous tous
qui dessinons de l’an
la course intemporelle.
Photo : Joan Verger (de Minorque)
No hi havia a Vàlenciados amants com nosaltres,car d'amants com nosaltresen són parits ben pocs.Vicent Andrés Estellés