un home singular.
Un costurer viatjant
en autocaravana.
un blog au fil de l'eau
La liberté de vivre…
De prendre à bras le corps
ce qui nous fut donné,
sans qu’on le demandât.
La liberté de dire,
d’écrire et de danser,
sur la place publique
ou au creux de ton lit.
La liberté d’aimer
cette vie si fragile
et qui nous fut donnée.
Sans qu’on la demandât.
Sommes-nous des oiseaux, sommes-nous des poissons,
pour franchir aisément et ces monts et ces eaux ?
Saint-Amant
Oublie donc la surface,
la surface des eaux,
et regarde le sol
où repose la mer.
Tu trouveras des monts,
des vallées et des plaines.
Des terres colorées
vivant dans le silence.
Oublie donc la surface,
abstrais-toi de ce monde,
et gagne leur repos...
...la quiétude des eaux.
M’has ensenyat la mar,
la mar des de la terra.
La mar de la fugida
i del retrobament.
M’has ensenyat la sal
la sal i les petxines.
La grava dels camins
dessota l’aigua espessa.
M’has ensenyat a viure.
A viure i a somniar.
Sense deixar la mar.
La mar que va fugir.
Il est en cœur de France,
en son centre précis,
un village petit
qui attend de nous voir.
C’est Châteauneuf-sur-Cher,
pas plus de trois-cents âmes,
où se réuniront
les proches de Camille.
De Camille et Jérôme.
De la vie qui est en eux
et qu’ils partageront
au centre de la France.
J’ai délaissé les cris,
les cris et la fureur
de ceux qui se repaissent
du malheur de nos frères.
J’ai fermé la télé
et coupé ma radio
puis j’ai gagné la nuit
pour m’y interroger.
Quelle est donc cette terre
qui tue et s’en rengorge,
nous abreuvant d’images
pour créer son audience ?
Una estrella de mar,
una estrella de terra.
Un mirall de cinc punxes
per trencar les angústies.
Les estrelles són suaus
i les punxes s’abracen.
El mar balla amb la terra
i la terra amb el mar.
Filferrada d’amor.
En cap cas una reixa.
Entramat de passions,
de silenci i respecte.
Je voudrais que tu sois la nuit
pour t’aimer dans les ténèbres.
Apollinaire
J’aime penser à toi
quand la nuit me réveille
et me peint le passé
de nuances de gris.
J’aime m’imaginer
des nuitées sans contraintes
et des wagons pullman
filant vers Istanbul.
J’aime rêver de toi
ou bien rêver à toi,
en pliant la syntaxe
selon ma rêverie.
Trobador de l’instant,
jo visc entre fronteres.
No soc gens cortesà,
bec de l’aigua que corre.
Els meus mots tenen segles,
els dono a tothom.
A tothom que me vulgui
acompanyar un xic.
Soc un trobador viu,
hereu del meu besoncle
i de la seva llengua,
aquella llengua clara.
C’est ton anniversaire
et l’infini s’invite
auprès de ton sourire.
Car quand l’unité double
le chiffre des dizaines,
le sourire s’envole.
Et puis il y a ce jour
qui joue à cloche pied :
huit, neuf, sept, huit.
Un jour pour tes parents,
un jour pour ta maman,
il y a longtemps déjà.
C’était un vendredi,
le dit jour de l’amour,
juste avant le week-end.
En ce mardi de joie,
sous un soleil brûlant,
je leur rends un hommage.
Et puis je pense à toi
et à chacun des tiens
qui t’aiment et te célèbrent.
Le lieu importait peu.
Ils s’étaient réunis
pour parler en français.
Si la table était ronde
et dans un bois très clair,
les paroles exultaient.
Car s’ils étaient bien onze,
c’était par un abus
de notre langue ancienne.
Car il y avait moins d’hommes
que de femmes attablées
au marché de l’échange.
J’ai saisi des accents
qui parlaient d’autres mondes
avec des yeux de braise.
Un médecin jonglant,
au fil de sa carrière,
entre les disciplines.
Unse Suissesse vive
me rappelant Rousseau,
non loin de sa frontière.
Les Émirats arabes
et le sud de l’Afrique
parlaient au Danemark.
Mais ce que j’ai aimé
en ce matin d’été
c’était ma propre langue
… qu’ils m’avaient enseignée.
© Nancy
professeur
Pour aérer à l’intérieur
Thomas Vinau
Je m’ouvrirai le ventre
-au figuré, bien sûr-
pour donner aux enfants
de jolies papillotes
Des chocolats farcis,
des guimauves coulantes,
deux trois pâtes de fruits
dans des papiers collants.
Je m’ouvrirai le ventre
sans bien le refermer.
Des fois que me viendrait
une faim de bonbons.