un mirall de persones.
No pas un ram senzill
de roses escollides.
Tanta diversitat
desperta l’entusiasme.
De colors i de formes,
tota una simfonia.
Humana intel·ligència
i res d’artificial.
La florista ens regala
un mirall del que som.
un blog au fil de l'eau
Un dissabte a la tarda,
per celebrar el rugbi,
en David ha guanyat
un cambajó de festa.
I vet aquí que el rep
a la capella nova
de Fafa el bon mestre
tot rodejat d’amics.
Embolicat en blanc,
el cambajó festiu
s’assembla a un nadó
a l’hora que el bategen.
Ja penso en la festassa
que faran tots plegats
en torn del cambajó
i de l’amistat tota.
De simples fleurs de papier,
ainsi est mon bouquet.
De mots et puis de vers
qui tiendront dans tes mains.
Des fleurs de mes pensées
qui, comme mes baisers,
se lisent et puis s’envolent
au creux de tes nuitées.
Je rêve de fleurs vives,
aux couleurs délicates.
Un dahlia pour tes rêves,
un jour je t'offrirai.
© Florissime
Si tu cherches la voie
du bonheur le plus simple,
suis-donc ma propre voix
qui le cherche sans cesse.
C’est une voix cassée,
pas une voix de basse,
elle s’éraille des brins
de bonheur que je cueille.
Et je t’en fais présent
comme une eau de la source
pour te guider un brin
sur la voie de ton cœur.
Entre deux pierres, à l’ombre,
un recoin de fraîcheur
où tu glisses les doigts.
Repos inattendu
d’un jeudi de juillet
qui semble interminable.
Entre deux pierres, à l’ombre,
quelques mots d’un poète
avide de fraîcheur.
Que serait ma main gauche
sans le livre qu’elle tient ?
Elle qui ne sait écrire
et ne sait que rêver.
Sur les pages écrites,
elle invente des vers
pour remplir l’interligne
que laisse le désir.
Le désir de ta main,
celle qui ouvre les portes
et guide les pensées
que transcrit ma main droite.
La platja dels meus passos
o de les meves passes.
Els grans de sorra tèbia
entre els dits del peu dret.
Quan no hi sigui veuràs,
d’entre la pols mundana,
sortir aquests granets
com records del meu cos.
El cistell compartit
de viandes i de carn,
amb els llavis besats
al fil de mitjanit.
Sous-tasse de faïence
et tasse qui embaume,
le café est brûlant
qui unit les amis.
On le porte à la bouche
entre deux expressions.
La liberté est riche
dans cet estaminet
où je revis parfois
le bonheur de l’enfance
quand j’y allais petit
au bras de ma maman.
Je te donne ma voix,
ma voix qui fait silence
pour mieux t’accompagner
dans la nuit sans histoire,
dans la nuit des soucis,
ou de l’obscurité,
quand l’intense chaleur
fait taire tous tes rêves.
Je te donne ma voix,
puis je rentre en moi-même,
traçant sur le papier
les mots que je tairai.
Papé était marchand.
Un vrai marchand de sable.
De sable de rivière,
tout près de l’embouchure.
Sable du quotidien,
sable des bâtiments.
L’ingrédient essentiel
du liant des parpaings.
Mais il rêvait d’un sable
un peu plus épicé.
Le sable de la côte
tout gorgé de soleil.
Alors il s’asseyait
sur son pliant de toile
et regardait la mer
où se baignait son sable.
Le sable de ses rêves
qui regardait l’Orient,
s’imprégnant des odeurs
des caravansérails.