qui aime accompagner
le jeu de sa guitare
de bien des inflexions.
un blog au fil de l'eau
À long terme, tous les fils d’Adam et Ève
sont des enfants perdus.Amin Maalouf
Pourquoi te lire, Amin ?
Rêve d’une sirène,
de jambes qui ondulent
et serpentent collées
sans bouger d’un iota.
Si la dame est assise,
au bout de la jetée,
on pense à Andersen
déplacé à Minorque.
Mais bientôt dans la nuit
les jambes s’ouvriront,
au rythme du ressac
dans les eaux de la baie.
© Oscar Tebar
Allusion à l’effort
et à l’épuisement
qui pèse sur la nuque
et alourdit le sein.
La main ne soutient plus,
c’est un bouquet de doigts
qui tiennent les pensées
de la belle épuisée.
Le trait est incertain,
parfois il disparaît,
on dirait un nuage
dans les yeux d’un enfant.
Moi j’aime cette femme,
princesse de la rue,
reine des lessiveuses
et de l’eau de javel.
© Oscar Tebar
Comment une photo,
en gardant l’essentiel,
des traits et des contrastes,
transcende le présent
pour exprimer l’humain
sans besoin de couleurs
de dates ni de noms
en un quart de seconde.
Car cette jeune-fille
que nous regardons tous
est notre image vive
à l’heure de rêver.
© Jordi Moltó
Je délaisse la pose,
car je ne suis pas peintre,
et toutes les postures
qu’ont enseignées les maîtres.
Je recherche l’unique,
la personne dressée
qui a quitté sa couche
pour venir à l’école
offrir à son artiste
des fragments de son être
dont celui-ci fera
des traits à la sanguine.
Moi, je recherche un rire,
un pleur ou une toux,
l’humaine signature
d’une femme de dos.
© Oscar Tebar
J’aime quand l’aquarelle
délaisse le pastel
et les tons délavés
de la peinture à l’eau.
Quand l’audace saisit
le peintre et son modèle,
ce roi de cœur riant,
ou ce cœur couronné.
Les couleurs brillent haut
à l’image des grafs
qui jalonnent les rues
de signatures vives.
© Patrick Bieuvelet
Les fortificacions
han deixat el seu rastre
en l’entramat complex
de les nostres escales.
Per sort, quan cau la tarda,
a recer del bastió,
venen enamorats
a donar-se besades.
Abraçades fugaces
o petons majestuosos.
Han guanyat amb escreix
el combat per la vida.
© Jordi Molto
In Memoriam A. G.
Cendres. Dia de Cendres.
Cendres del divendres,
d’un divendres d’agost,
a recer del mur fosc.
Cendres d’una vida
passada a les fosques
de la vida dels altres
i dels cants admirats.
Cendres. Dia de cendres.
De cendres miracleres
d’on florirà la gespa
d’un futur sense tu.