et sous un ciel d’acier,
sont nés deux oiseaux rouges
au bec bien acéré.
La coquille s’effrite
sous la force du sang
qui bat à l’encolure
des oiseaux appariés.
Or l’homme est tout petit
droit et imperturbable
un blog au fil de l'eau
Des fleurs dans le regard
et des fleurs dans les bras.
La nature domptée
par de la gentillesse.
La pousse en liberté
sous un regard paisible.
Elle sait bien que l’heure
viendra pour chaque fleur.
Et des tiges aux pétales,
un même soin pour toutes.
Pour toutes et chacune
dans les bras de Laura.
Un frère et une sœur.
Une sœur e(s)t son frère.
La jeunesse d’un frère
par sa sœur Antoinette.
Les huiles se mélangent,
la patine est la même.
Le superflu s’efface.
Seul l’essentiel demeure.
Le profil Gomila
et le cou dégagé.
Noblesse naturelle
des natifs de notre île.
© Antònia Gomila Guasteví
collection particulière
He trobat a faltar
els amics del meu poble,
els amics del vilatge
on he deixat el cor.
No pas el cor sencer,
tot just una meitat,
una meitat sucosa
com un albercoc roig.
L’altra la tinc aquí,
al centre del país,
a prop de l’estimada
que m’ha canviat la vida.
A l’Iris Hinojosa Pérez per inspirar-me
La meva mare
encara no sap
de les pintures rupestres
que li vaig dibuixar
a la paret uterina.
Anna Gual
Jo no recordo res
de l’any cinquanta-nou.
De l’embaràs matern
al nord del meu país.
Jo no recordo res
dels passejos eterns
per avingudes amples
pensant en Perpinyà.
Jo no recordo res
de les danses passades
dins del racó calent
del seu ventre amagat.
Mes recordo la mare
i cada any compartit,
des de la juventut
a la nostra vellesa.
I ara que no la tinc
li voldria parlar
de pintures rupestres
que li vaig dibuixar.
Le geste se suspend
au bout de la peinture,
tout contre le crépi,
pour demander aux hommes
-à certains d’entre nous-
de suspendre leur crime
et ne jamais reprendre
les coups et les blessures
infligés à leurs sœurs.
Une peinture rouge
et des traits maladroits
…d’une force terrible.
Passant, regarde et pense
à ces fleurs délicates
qui naîtront sur ces murs
ou dans les rues muettes
le jour où je verrai...
des femmes siffloter.
© clarabassolsv
A dalt de la ciutat,
en un carrer en corba,
van buidar el garatge
de totes les andròmines.
I ara està tot sol,
entotsolat de fresc,
amb la nit a l’aguait
de la foscor greixosa.
Ningú trepitja mai
el seu sòl en desús
i ningú li desitja
un sol per a ell tot sol.
© Iris Hinojosa Pérez