de voir tous mes amis
réunis en un soir
pour célébrer l’envie.
L’envie qui les anime
de porter les couleurs
des Nin’s de Palau XIII
plus fort et bien plus haut.
Au centre du village,
ils sont tous rassemblés,
autour du bon Fafa
et de notre Mairie.
un blog au fil de l'eau
Voldria un bon cafè,
un bon cafè de bar,
d’aquests que deixen rastre
dins de la tassa blanca.
Un bon cafè de màquina
i no pas un de sobre.
Una tassa amb història
per compartir amb tu.
No pas ara mateix
mes en una altra vida
que els cafès són els vincles
entre els seus molts amants.
Un théâtre en petit.
Un jardin, une cour,
une courette à l’ombre,
un matin de juillet.
Un chat vient à passer.
Diagonale du fou.
Les ombres évoluent
et le noir s’illumine.
Ainsi est le théâtre :
un cadre et un acteur.
Les mots viennent après,
les mots de la passion.
Il suffit d’une cour
ou d’un chapiteau triste
qui s’ancre dans la terre
juste après le lever.
Un bassal d’aigua verda
al mig del teu jardí.
Un mirall de Narcís
sense cap presumpció.
Formigueig de mil vides
dessota el teu esguard.
Uns insectes petits
que somnien com tu.
Uns minúsculs acròbates
pugnant pel seu futur,
terrible i atzarós.
com en velles naumàquies.
Un bosquet d’hortensias,
au cœur de la Bretagne.
Les pétales déclinent
les couleurs de leur ombre.
Le vert des prés non loin
et le bleu de la mer
ou du ciel dégagé
qui domine Crozon.
Je revis mes séjours
dans ce noble bosquet
et je songe à ces fleurs
qui bleuissent tout bas.
photo : Olivier Goaoc
Mon jardin des délices
n’est pas miroir nuptial,
il jouxte ma maison
sans trop s’y attarder.
Si ses herbes sont folles
et son cumquat chargé,
mes pieds aiment y rêver
aux tiens qui batifolent.
Mon jardin des délices
ignore les cimaises.
Son musée est partout
et son temps infini.
© Jérôme Bosch
La grazia è la belleza del dubbio
La Gràcia del Senyor
és gràcia dels humans.
El amor de la vida
més enllà de l’Amor.
Deixem-nos de majúscules
i estimem els mots.
La seva carn saborosa
és carn de tots nosaltres.
Seguem a la butaca
i mirem una pel·li.
Hi aprendrem la sal
que guia nostres vides.
La mer est si étale
et toi si peu de choses.
Alors tu as pris tes palmes
pour te grandir un peu.
Ton épaule choisit
de briser le miroir
de l’onde mordorée
et de chercher l’obscure.
L’obscure profondeur
de la froideur salée
que ta nage néglige
car tu n’es pas plongeuse.
Tu nages le matin
pour remercier le jour,
en gagnant le levant
où la lumière naît.
Ainsi est ta journée
en son point de conscience,
la nuit ta libérée
des rêves de lourdeur.
Tu marcheras longtemps
sur ton clavier aveugle
et tes doigts rêveront
à l’onde où tu nageas.