et pourtant tu n’es plus,
Deux cerises bien pleines
tirées de mon panier.
Leurs queues sont opposées,
en toute liberté.
Quand l’une est à six heures,
l’autre marque midi.
Ton cœur s’est dédoublé
dans ces fruits du printemps
qui battent dans ma main
en ce jour de septembre.
Tu as quatre-vingt-seize ans
et pourtant tu n’es plus,
ma si jolie maman
qui ferme notre été.
