J’ai lu et j’ai relu
les mots des pauvres gens,
les mots des simples gens.
J’ai éteint ma télé
et fuit toute la haine,
la haine de mes gens.
J’ai passé en revue
les photos du cousin
et les mots de mon fils.
J’ai vu devant mes yeux
passer des cartons crus,
beiges dazibaos.
Puis la nuit m’a rendu
tant de visages jeunes
rejetant notre monde.
Un monde de journées
qui ignore les nuits
où l’on tremble de froid.
Un monde menotté
par la peur d’aujourd’hui
et l’effroi de demain.
J’ai lu et j’ai relu
ces mots et ces cartons.
…Je m’y suis retrouvé.