Je n'oublierai jamais
les vignes du Cirad
et les foulées serrées
que pour lui je faisais.
les vignes du Cirad
et les foulées serrées
que pour lui je faisais.
Sa voix était cassée
et sa mémoire grande.
Il tournait vivement
les pages des revues.
Un jour je le cherchai
dans un aéroport.
Il avait disparu
en rentrant d'Israël.
Il s'appelait François,
de son premier prénom.
Il s'inscrit dans mon cœur
par le second des miens.
Je me souviens de lui
balayant lentement
toutes les feuilles sèches
que le vent emportait.
On dit qu'il est allé
rejoindre sa maman
dans ce monde des ombres
où l'on parle tout bas.
Un mois de février,
en Oubangui-Chari.
Un mois de février
au cœur de Montpellier.
Et entre ces deux mois
une vie dans le monde
et une voix cassée
que je n'oublierai pas.
















