À mon frère adoré
L’ascension de Jésus,
l’Ascension du Seigneur.
Et l’enfance revient,
d’un coup, sans crier garde.
Ces journées de chaleur,
le pont tant attendu.
Le rugby au Moulin,
les repas en famille.
La vie avec mon frère,
1 rue de Saint-André.
Les projets d’avenir,
les livres à écrire.
Car, dépourvus d’écrans,
de claviers et de bics,
nous écrivions sans trêve
des contes volatils.
L’ascension de nous deux
et de tous nos amis.
Et bientôt de nos fils
et de nos jolies filles.