Pas un souffle... Un ciel rougeentre les feuilles grises.Paul Fort
À la mémoire de François Saboret
Le prince des poètes
était un homme simple
qui cueillait des paroles
pour en faire des gerbes.
était un homme simple
qui cueillait des paroles
pour en faire des gerbes.
Des gerbes de syllabes
comme épis de la Marne,
blondis par le soleil
de la fin de juillet.
J'aimais son mauvais temps
et son petit cheval,
servant chacun de nous
jusqu'à l'épuisement.
Et voilà qu'aujourd'hui,
dans la cité ventée,
il a posé ses vers
sur un bois de repos.
