Dans l’austère recoin
de son sous-sol ombreux,
mon frère s’est livré
au plus beau des hommages.
La lecture en français
des vers de Gumersind,
poète et céramiste
qui nous unit tous deux.
Tous deux ou bien tous trois
tant ses langues voyagent
au cœur de la famille,
par delà le trépas.
Le trépas de ses sœurs
et de sa nièce aimée,
notre chère maman
qui semble l’écouter
depuis le haut du ciel
ou l’anse de Collioure
où se mirent les eaux
de notre mer à tous.