Que j’aime cette image,
que je dois à Lionel,
l’ami d’un quart de siècle
qui chemine en glanant
que je dois à Lionel,
l’ami d’un quart de siècle
qui chemine en glanant
des miettes de beauté
en éternel phoète,
s’étonnant à chaque heure
de la terre qui tourne.
Au fort de Bellegarde,
plutôt en contrebas,
Il a saisi la ligne
qui sépare les terres
mais non les cœurs unis
par la langue commune.
J’y suis tenant la main
de ma compagne intime,
la femme qui a su
Imprimer dans mes yeux
chaque grain de beauté
du monde d’ici-bas.
photo : Lionel Itié
