J’ai aimé les cédrats
jusqu’à la démesure.
L’épaisseur de leur peau,
l’acide de leur pulpe.
jusqu’à la démesure.
L’épaisseur de leur peau,
l’acide de leur pulpe.
Je les ai conservés
dans des compotiers jaunes,
dans l’espoir insensé
de les manger matin.
Je me suis résigné
en découpant leur zeste
en fines bandelettes
que j’enrobais de sucre.
Leur pulpe était dès lors
la Mer Morte en petit,
de sucre et non de sel,
attendant la cuisson.
Puis tu en as fait, pour moi,
de lourdes marmelades
afin de consoler
l’obsédé des cédrats.