J’ai délaissé les cris,
les cris et la fureur
de ceux qui se repaissent
du malheur de nos frères.
J’ai fermé la télé
et coupé ma radio
puis j’ai gagné la nuit
pour m’y interroger.
Quelle est donc cette terre
qui tue et s’en rengorge,
nous abreuvant d’images
pour créer son audience ?