Comme un silence ancien
que le corps reconnaît
la mer insiste
avec son chant féroce
de loin
le bruit d’une caresse
comme le battement d’un cœur
qui agite les rivières
le sang frappe
la rive
et au rythme de l’inépuisable
l’infini surgit
comme une mère
la pierre
accueille nos corps
et nos ombres
sans rien attendre en retour
seulement
qu’elle sache rentrer à la maison.
Iris Hinojosa Pérez,
traduit du catalan par
Michel Bourret Guasteví