À Laurette
Mais elle n'a pas vieilli,
elle est cette lumière
que donnent les cheveux
qui brunissent au vent.
Je mangeais un onglet,
elle savourait un thé.
Nous étions dissemblables
mais nous étions pareils.
On l'appelait Laurette,
je ne le savais pas.
Tant d'années ont passé
et voilà qu'elle revient.
Dans la lumière tendre
des mots de ses enfants
et des photos d'amis
qui me la font connaître.