Qui dit que le regard
s’en va avec le souffle
et les feuilles d’automne,
orphelines de l’arbre ?
Qui dit que la pensée
disparaît au matin
de ce jour d’infortune
qu’on appelle demain ?
Qui dit que les caresses
s’effacent à jamais
dans ce désert glacé
qui succède à la vie ?
Moi j’écoute le vent,
le vent de l’équinoxe
qui m’apporte la voix
de celle que j’aimais.