Que seraient les six fleurs,
sans la main qui les tient .
Et que serait la main
sans les fleurs qui l’exaltent ?
Avant d’être coupées
et jointes en bouquet,
les fleurs ont fait l’objet
d’une cueillette lente.
Parmi bien des dizaines,
des centaines peut-être,
aux couleurs délicates
jouant de leur éclat,
pour séduire un instant
les doigts de la cueilleuse
un dimanche matin
en marge du village.
Le verdict est tombé :
six fleurs pour cinq doigts.
Pas une de plus,
ni une de moins.
Ainsi va le hasard
qui choisit les fleurettes.
Ainsi va le hasard
qui choisit les mains libres.