Sérénité du cadre
qui donne à l’aquarelle
un brin d’austérité.
L’austérité qui sied
aux tableaux reconnus
présidant aux repas.
Mais le cadre est si clair
et le papier si blanc
que l’austère s’envole.
Ne reste plus dès lors
que la mer et le ciel
en jeux d’eau qui s’unissent.
Heureux sont les rameurs
appariés dans l’effort
pour répondre au clocher.
Si le geste est fugace,
le clocher éternel,
l’aquarelle apaisante
confond tout ce beau monde
en un instant unique
qui devient absolu.
Et je reviens au cadre
qui n’a plus rien d’austère
en transcendant l’instant.
© Patrick Bieuvelet