mardi 21 juillet 2026

Matin de juillet

La mer est si étale

et toi si peu de choses.

Alors tu as pris tes palmes

pour te grandir un peu.


Ton épaule choisit

de briser le miroir

de l’onde mordorée

et de chercher l’obscure.


L’obscure profondeur

de la froideur salée

que ta nage néglige

car tu n’es pas plongeuse.


Tu nages le matin

pour remercier le jour,

en gagnant le levant

où la lumière naît.


Ainsi est ta journée

en son point de conscience,

la nuit ta libérée

des rêves de lourdeur.


Tu marcheras longtemps

sur ton clavier aveugle

et tes doigts rêveront

à l’onde où tu nageas.