Quand je pense à mes rues,
j’y imagine tes pas.
Je ferme les paupières
et j’en sens le passage.
Et si nul ne les voit,
je dessine leurs traces,
leur contour et leur sens
sans déciller les yeux.
Les rues sous la chaleur
sont désertes de monde
mais moi j’y vois surgir
tes pas ressuscités.