Laisse la mer battre lentement,
lécher doucement tes chevilles
que juin a dénudées.
Laisse le sable un peu grossier,
rougi par les siècles, leur faire
cocon.
Puis regarde l'horizon, l'orbe
gracile, par delà la mer étale
que les vaisseaux ont délaissée.
Les jours traînent et la vie est
là. Simple, unique. Bien sûr,
bientôt la nage t'absorbera
et le soleil, allongée, te couvrira
d'une fine couche de sel. Qu'importe,
laisse la mer battre doucement.