mardi 11 août 2026

La pécheresse

On te dit pécheresse,

toi, Marie-Madeleine.

Moi je te vois si libre

les mains dessus les cuisses.


Tu offres au spectateur

ce que tes yeux ignorent :

la beauté de ton dos

qui respire l’effort.


Le tétin entrevu

signe ta liberté,

voire la pureté

qui dénude ta nuque.


J’aime quand tes épaules

se soulèvent un peu

pour dire qui tu es

quand on ne te peint pas.


Une humble travailleuse

qui œuvre pour les autres,

huit heures chaque jour,

le corps voilé de gris.


Tu es pour moi la reine

qui règne sans royaume,

le modèle certain

qui guidera mes jours.















© Oscar Tebar