La nage d’impressions
saisit dans l’air du temps
un moment de ta vie.
Tu as laissé la terre
et tes habits pesants
ne gardant qu’un voilage.
Et tu t’es immergée
dans la tiédeur de l’onde
pour épouser son eau.
J’aime te voir naïade,
exhumant du passé
les chants mythologiques.
Sans apprêt cependant,
en demeurant toi-même,
le visage masqué.
© Oscar Tebar
