Ton corps est une lettre
d’un alphabet ancien.
Beauté cunéiforme,
tu te casses et tu es.
Que j’aime la caresse
de ton pied sous la cuisse
qui inverse mes sens
à l’heure de te lire.
Et ta croupe convoque
ma vue sinistroverse,
de la droite à la gauche
pour sentir tes cheveux.
Du sein à la pliure
du coude délicat,
en passant par l’aisselle
à peine dévoilée.
Tu es pour moi pudeur.
Une lettre secrète
qui s’inscrit sur le drap,
avant de disparaître.
© Oscar Tebar
