mercredi 12 août 2026

Lettera pudorosa

Ton corps est une lettre

d’un alphabet ancien.

Beauté cunéiforme,

tu te casses et tu es.


Que j’aime la caresse

de ton pied sous la cuisse

qui inverse mes sens

à l’heure de te lire.


Et ta croupe convoque

ma vue sinistroverse,

de la droite à la gauche

pour sentir tes cheveux.


Du sein à la pliure

du coude délicat,

en passant par l’aisselle

à peine dévoilée.


Tu es pour moi pudeur.

Une lettre secrète

qui s’inscrit sur le drap,

avant de disparaître.
















© Oscar Tebar