Il est une autre scène
que la blancheur limpide
où marchent les acteurs
en exaltant leur voix.
C’est la scène intérieure,
le tremblement suprême
de l’acteur immobile
quand il ne parle pas.
Un rideau de fils noirs,
comme autant de barreaux,
menace sa personne
écrasée par le rôle.
J’aime cette résille
qui brouille le spectacle
et rend à la soirée
toute sa dignité.
