J’ai lu sur un visage
les questions d’une vie.
les questions d’une vie.
Dans un regard courbé
sur le sol du foirail.
La veste est de coutil,
le cheveu est de chaume.
La peau est burinée
par les travaux des champs.
Si la bouche est fermée
c’est que les mots s’y gardent.
Des mots qui se retiennent
par crainte de l’oubli.
Ou bien par l’habitude
de compter lentement
avant de décider
la vente d’un bovin
ou l’achat d’un engin
dont le besoin s’impose.
© Denis Planes