mardi 25 août 2026

Lecture

J’ai lu sur un visage
les questions d’une vie.

Dans un regard courbé
sur le sol du foirail.

La veste est de coutil,
le cheveu est de chaume.

La peau est burinée
par les travaux des champs.

Si la bouche est fermée
c’est que les mots s’y gardent.

Des mots qui se retiennent
par crainte de l’oubli.

Ou bien par l’habitude
de compter lentement

avant de décider
la vente d’un bovin

ou l’achat d’un engin
dont le besoin s’impose. 














© Denis Planes