Si douces sont les fleurs
tatouées sur le bras
et si noire est le corde
où s’efforce le corps.
Le visage grimace,
les paupières se ferment
et la bouche s’entrouvre
en quête d’oxygène.
Bien loin sont les baisers
réservés à l’aimé
et les caresses tendres
sur les poignets si fins.
Ils sont bandés de bleu,
de rose avec du beige
pour contenir l’effort
qui épuise l’athlète.
J’admire cette femme
qui défie de la terre
l’atroce gravité
qui épuise ses frères.
© Denis Planes
